« Bleu nuit » quand la ville devient scène
Avec « Bleu nuit », la ville est devenue le décor d’un spectacle à part entière.
Tout a commencé dans la nouvelle salle de cinéma du Clap.
Puis le public, casque sur les oreilles, est invité à suivre le comédien.
Commence alors une déambulation hors du temps dans les rues de Bollène. Un parcours bien défini puisque l’errance du héros nous emmène dans des ruelles au cœur de la ville, à l’Espace de la Paix, cour République, jardin du Souvenir, place de la Mairie… Laissant cette impression un peu particulière de marcher dans des rues connues, sans tout à fait les reconnaître.
La déambulation théâtrale se termine dans la cour de l’ancien hôpital. Un endroit à part, presque suspendu. Le temps ralentit, le récit continue et, pendant quelques minutes, on pourrait oublier où l’on est.
Deux soirées complètes, des spectateurs venus d’ici et d’ailleurs, et des conditions idéales ont fait de ce moment une véritable aventure humaine.
Le pari n’était pas simple. Il a été tenu grâce à une mise en scène originale d’Alexia Vidal, une équipe technique infaillible et un comédien talentueux, Kristof Lorion, marqué par la durée et l’exigence du monologue dans un décor insaisissable.
Une expérience immersive proposée par la compagnie Corps de Passage avec la collaboration du Centre Dramatique des Villages du Haut-Vaucluse, en partenariat avec la Ville de Bollène et la CCRLP, qui confirme que Bollène peut, le temps d’une soirée, devenir un véritable théâtre à ciel ouvert.
Merci à celles et ceux qui ont rendu cela possible : les encadrants, la police municipale, l’association Cinébol, le Département du Vaucluse.